Monthly Archives: March 2012

Dans l’euphorie des trous normands

Chers amis,

Après plus d’un mois de pérégrinations musicales, me voilà de retour en terres familiales dans la Haute-Garonne, digéreant lentement mon retour en terres francophiles en préparation de nouvelles aventures (ma vie à Montréal est pour l’instant interrompue, je vous passe évidemment les détails administratifs du retour d’exil). Je rentre profondément ravi de cette tournée en montagnes russes, ayant rencontré pléthore de musiciens inspirants et de mélomanes enthousiastes. En termes de numérologie, mon compte est bon: 3500 kilomètres, 21 concerts, 13 canettes de Coca de station-service, 0 trains ratés, 6 médiators perdus, 3 cassés et 4 volés/trouvés, 0 cordes cassées en plein concert, 1 guitare cassée en plein concert, 28% de blagues réussies au micro…

Etant donné que l’écart est désormais bien creusé entre les derniers évènements de cette tournée et le moment où je vous les relate avec un certain retard, je ne peux vous offrir qu’un bref panorama des derniers concerts, à la modeste mesure de ma mémoire:

Le Violon Dingue de Nantes se présente vite comme un lieu de luxe indé qui sent bon la bohême. On imagine facilement toutes les cohortes de groupes “alternatifs” ayant posé leurs guitares abîmées et leurs sacs à dos troués sur cette petite scène de café-concert apparemment mythique. Mary nous y accueille comme des chefs gaulois, nous avons même le droit de manger au restaurant italien d’en face! Malgré un optimisme à toute épreuve, il faut reconnaître que la salle est plus vide que pleine ce soir-là hélas, mais Yann (de My North Eye, avec qui je commence alors une petite tournée du far ouest) et moi parvenons à faire passer nos messages musicaux dans cette sécheresse spectratrice.

Le concert de Rouen s’avère en contraste très moite, le public en masse blindant rapidement un espace déjà torride. L’équipe de l’association Europe & Co. et le patron du Shari Vari assurent un accueil impeccable, avec des mots encourageants et des mets finement cuisinés. Yann et moi faisons ce soir-là la première partie de Vandaveer, formation pop-folk amerloque qui penche un peu trop du côté RTL2 (“le SON pop-rock”) à mon goût mais les mecs sont sympathiques et leur musique évidemment pas désagréable à entendre. Le contraste avec le set de Yann/My North Eye qui prend définitivement aux tripes est saisissant. A force de l’entendre, je rentre de plus en plus dans son univers sombre et habité, qui parvient à évoquer sa vie de façon brute et imagée en mélangeant chansons et expérimentations sonores. Dans une ambiance semi-électrique, je m’efforce de m’adresser à la petite centaine de gens en face de moi, malgré une attention diffuse et une réactivité laborieuse. Il faut dire que la micro-géographie du lieu est peu adaptée et confortable, pour les buveurs/dragueurs comme pour les buveurs/auditeurs, les uns gênant les autres par une promiscuité inévitable.

Au Havre, Yann et moi brayons nos mots malades dans le sous-sol d’un pub irlandais, seule scène de musique “live” de la parfois surnommée “Stalingrad-Sur-Mer” (en raison d’une reconstruction quasi-totale de la ville historique avec une symétrie et une esthétique américano-soviétique glaciale à la suite des bombardements de la Seconde Guerre Mondiale) dans cette période de transition étrange qui prive les aficionados de musique de tribune adéquate. Le groupe local We termine la soirée en envoyant la sauce pop-rock avec une chanteuse énergique, de jolies rencontres en pagaille s’ensuivent après les festivités: une fille me bise les joues pour compenser les 5 euros qui lui manquent pour s’offrir mon album, un charmant punk de la vieille garde locale plus tard me fera un bisou dans la rue juste parce qu’il a bu et qu’il est content. J’ignore encore lequel de ces deux baisers inattendus m’a le plus confus.

Le second concert est Tours est du genre euphorisant, dans cette petive cave humide et confidentielle où les spectateurs debout, en manteaux, à 50 cms de moi, me dévisagent avec curiosité. L’équipe du Salon Nyctalope est certifée “plaquée or et vernis de diamant”, du gratin dauphinois “homemade” dans la piaule du dessus jusqu’aux blagues potaches essaimées par le staff excité pendant le concert. Je découvre avec horreur que le cou de ma guitare est brisée après un parcours poétisant dans le public (plutôt drôle et étrange, récitation accompagnée par les bidouillages et beaths synthés de vintage du one-man showman Ressources Humaines, je vous conseille son excellent Smells Like Team Spirit). Côté cassure imprévue, les meilleur enquêteurs de Scotland Paillarde sont sur le coup mais le mystère persiste. Nulle inquiétude cependant, le vaillant luthier toulousain a depuis recollé l’affaire sans vider mon porte-monnaie, donc plus de frayeur que de mal sur ce mauvais coup de cou.

Ereinté et avec une voix de gravier, je traîne ma carcasse maganée un peu plus vers l’Océan. Je joue calmement, en ménageant les étincelles, un dimanche après-midi terne et pluvieux à Caen dans le salon du manoir normand grand-parental, devant des membres méconnus de ma famille, leurs amis et quelques voisins curieux. La plupart des spectateurs ne sont manifestement pas trop habitués à ce genre de situation de concert  intimiste, les applaudissement sont de fait courts et les réactions timides, cela crée un malaise général étonnamment agréable. Rapidement atteint par la fatigue accumulée de 5 concerts en 5 jours, je raccourcis mon set en remerciant la gentille assemblée, qui manifestera ce jour-là un intérêt inespéré pour mes produits artisanaux de poésie du terroir et des night-clubs.

Le concert final à Paris ne sera pas le feu d’artifices final escompté, en raison d’une meute de bar d’humeur vacarmante et de soucis techniques plutôt épais: le micro de guitare lâche pour de bon aux deux tiers du concert, me forçant à improviser de mauvaises blagues et des poèmes à moitié oubliés en guise de clôture maladroite. C’est surtout le fait de devoir jouer sur une guitare classique empruntée non sanglable et branchable qui ruinera mes efforts musicaux pour de bon. Estropié par le besoin de jouer assis et face à un micro statique, mes habitudes de gesticulation en prennent un coup et je passe un mauvais moment de frustration immobile, bêtement assis face à un public relativement large pour un début de soirée mais dont les intentions et les attentions sont difficiles à cerner dans le bruit et l’obscurité ambiantes. Je sors de scène déçu de ma prestation pour la première fois depuis longtemps, secoué temporairement dans ma confiance épique. Plus tard, sirotant seul un milk-shake de l’ordre de l’écoeurant dans un Macdo 24/24, je me dis qu’en fait, après une petite dizaine de concerts à Paris, je n’ai essuyé que des mauvaises expériences! Je ne crois néanmoins pas aux malédictions et retenterai évidemment ma chance dans cette capitale coriace, le Folk’n’Roll en bandoulière.

La tournée est belle et bien close, et je prends racine en préparant la suite. Voici donc venu le temps de vous quitter, jusqu’à mon prochain départ ! Merci à tous ceux qui ont suivi le blog, qui sont venus aux concerts, qui ont écouté et qui m’ont soutenu avec leurs achats généreux et curieux!

A bientôt, au détour d’une Nationale fantôme!

Advertisements

Fièvres sudistes, entre-côtes et ouest Coast

Mille excuses aux lecteurs fidèles de ce carnet tribulatif : j’ai été contraint de laisser ce blog en friche, pris dans la joyeuse tourmente d’une tournée qui a soudainement accéléré. Entre deux clic-clacs et sièges de seconde classe, j’ai pu néanmoins vous bricoler un bref récapitulatif des dernières étapes de mon tour de france, au gré d’ordis empruntés à des gracieux hôtes ou aux bibliothèques publiques. Le temps et l’accès au clavier me manquent hélas pour vous en dire plus et mieux (vous me pardonnerez le style parfois télégraphique et austère du récit) mais j’ose espérer que cela parviendra à contenter vos appétits voraces. J’opèrerai sûrement des corrections, améliorations et étoffements lorsque j’en aurai l’occasion sereine.

En escale dans un Nantes solaire, me préparant à entamer le sprint final de cette tournée euphorisante (c’est bien la première fois que je me permets d’accoler ce substantif à ce qualificatif), je m’efforce de ne pas perdre mon souffle épique et d’habiter mes chansons comme il se doit, malgré l’ingestion nécessaire de Lysopadol et autres Nurofen pour tuer dans l’oeuf un virus gênant. Vous aurez le compte-rendu de Nantes, Le Havre, Rouen, Caen et Paris dès ma re-sédentarisation, je m’engage solennellement à ne pas vous faire autant patienter ce coup-ci.

Marseille (ou Une voix-scène dans un port sain)

Après une descente douce vers le Sud dans l’air échaudé d’un printemps précoce, notre Chrysler Voyager décide de ne plus voyager : les freins se mettent en grève sur le Vieux-Port. Récupéré par un copain de Sammy enthousiaste, nous filons à travers les ruelles étroites et électriques de Marseille, arrivant à temps pour les balances au Lounge, petite salle tout à fait Lynchienne: rideaux rouges, personnages peu bavards, musique sombre et lancinante. Les ingrédients étaient déjà là pour une soirée mémorable, notamment grâce à un groupe local qui promettait une belle découverte/prise de risques. Le concert est déjà décrit ici alors je me la joue fainéant et vous renvoie donc à cette description. Le lendemain fut l’occasion d’errer dans les charmants quartiers de Noailles, du Panier et surtout de découvrir la Friche de la Belle de Mai et de visiter les locaux légendaires de l’excellente maison d’édition d’avant-garde graphique Le Dernier Cri.

Nice, very Nice

Dans un un Break généreusement prêté par l’occasion afin de poursuivre notre voyage motorisé, nous arrivons en retard dans un charmant appart’ de Nice-Nord pour un concert à domicile bien sympathique. Cinto s’excite un peu sur les auditeurs assis en tailleur sur des coussins, je profite de l’occasion intimiste pour essayer de nouveaux textes et Sammy fait péter You Can Run sur un bon vieux ghetto blaster. Nice est une sacrée belle cité et je m’émerveille en rare compagnie paternelle à chaque coin de rue. Le second concert le lendemain, dans le cadre chaleureux de la salle associative de la Zonmé (situé dans un lieu improbable et interstitiel de la culture, au dernier étage d’un ancien entrepôt de la Fnac) est tout à fait excellent et étonnamment bien rempli, partagé dans une partie électrique/sonorisée/suintante/medley et une partie acoustique/assis/collaborative/poéticotragique en mode songwriter’s circle avec Sammy. Vous trouverez de belles photos ici. L’asso Bloc Notes/Concerts à la maison a une fois de plus fait un super boulot et nous repartons de Nice heureux et forts de belles rencontres, échanges et interactions. J’irai même jusqu’à dire: pan bagna forever.

Back Toulouse

Quelque peu tendu pour un retour remuant en terres connues. Défilé de visages familiers. My Pulsing Compass interprété dans l’urgence en mode jam improvisé avec les très jouasses et énergiques Odran Trümmel. Duo de The Quiet Escape avec Renaud au piano, un vieux compagnon de la chanson datant de ma période crétacé avec le combo ska-punk Urus Raïdho (qui se souvient aujourd’hui du refrain de notre chanson subversive aux paroles étoffées : Peace for world / and fuck the lord / Change salvation / For human nation…). Nourri et accueilli comme des coqs en pape par le staff jovial de La Centrifugeuse, j’étais mis dans les meilleures conditions pour un bon concert mais la scène surélevée et les gros projecteurs me masquant les visages et les sons du public m’ont empêché de bien interagir, au-delà du déjà difficile exercice du retour à la maison. Les Odran Trümmel avaient la Kangoo blindée alors j’attaquais un parcours parallèle en train pour les rejoindre à Bordeaux pour la suite de notre tournée Another Record...

Bordeaux, étrange millésime

Une fois les retrouvailles orchestrées avec les boys après mon épisode de solitude ferroviaire, concert sauvage dans l’indifférence générale place de la Victoire avec les Odran Trümmel (quasiment personne ne s’arrête pour écouter, zéro piécette et une jeune nous propose la voix pleine de pitié un thermos de café comme si nous étions des mendiants), l’occasion cependant de répéter quelques chansons sur les drôles mini-amplis du groupe. Le Chicho, nouvelle mecque indé, est carrément bipolaire, et le contraste entre la taverne à burritos à la déco désinvolte du dessus et la grotte humide au plancher collant me rappelle les salles improbables étasuniennes, sorte d’interstice étrange de la pizzeria de quartier, du bar et de la salle de concert alternative. Pendant un bref entrevue avec une charmante blogueuse locale, un inconnu demande à s’asseoir à notre table en terrasse et commence à débiter des choses étranges pendant que je parle, me relançant un peu plus dans mon rappel américain. Le climax de sa présence volontairement perturbante est atteint quand il vient brusquement me toucher la mèche sans m’en demander l’autorisation alors que je réponds à une question, dieu merci nous approchions de la fin de l’entrevue et je peux me sortir des griffes glauques de l’hurluberlu, bonjour l’ambiance!

Le concert du soir sera la première et seule vraie déception du voyage, auguré déjà dans ce que j’ai commencé à décrire. Le staff du restau n’en a manifestement pas grand-chose à foutre, nous jette une empanada trop grillée et persiste à nous appeler “les zicos” comme on siffle les chiens ; le groupe local est majoritairement composé de vieux rockeurs “garage” clichés et blasés (j’espère ne pas finir quarantenaire en Converse neuves, tirant la gueule, la clope au bec, avec les cheveux laqués et les doigts jaunis), jouant évidemment un set bourrin et vacarmesque bourré de riffs repiqués. Les Odran Trümmel me foutent bien la claque, et je pénètre avec délectation dans l’univers immense de leur musique. Pendant mon concert, je subis l’arrivée d’un groupe de jeunes alcoolisées qui foutent bien le bordel, braillant à répétition le bon vieux “à poil!” et autres délicatesses, sortant les briquets pour les chansons calmes et dansant n’importe comment pendant les chansons énervées, dans un esprit “foutage de gueule” qui pollue l’écoute du reste du public ramassé dans cette cave humide et enfumée. Je m’efforce de dissimuler mon irritation croissante et de faire le concert en occultant leur présence parasite, mais je me lasse vite et perds trop souvent le contrôle du concert, j’en tire de bonnes leçons pour le futur! Le spectacle de Niort étant annulé à la dernière minute (les risques du booking amateur), je me ressource heureusement le lendemain à Angoulême, notamment grâce à une expo Spiegelman réussie sur l’histoire de la BD.

(ouvert à double) Tours

Arrivée en trombe dans un redoux mérité. Yurie Hu, violoniste ami d’ami d’ami jamais rencontrée, me retrouve à la gare et nous partons immédiatement dans un local de son école de musique pour répéter en 40 minutes The End Of Me, que nous avions prévu de jouer ensemble pour le concert aux Joulins du lendemain. Impressionné par ses facultés d’écoute et d’adaptation et surtout par son jeu versatile et subtil, il me paraît vite évident qu’elle devrait m’accompagner pour la session acoustique prévue à Radio Béton, et nous embarquons dans les bouchons en bus pour rejoindre la tour mythique de la radio associative locale juste à temps pour être en direct. Accueilli par une animatrice érudite sur les starting-blocs, l’enthousiasme désormais légendaire des Odran Trümmel  et un bol de marshmallows bienvenus, j’étais en place pour une session bien agréable comme en témoigne ceci et cela.

Cette nuit-là, décanillage de zombies en mode coopératif dans le tard de la nuit avec l’exquis Franck de Another Record. Le lendemain, concert sauvage sur la place du Monstre, quelques poussettes s’attardent. Les amas de chair juvénile ont la vomissure facile sur la place “Plume” et les petites rues pavées du dédale médiéval sont le lieu de scènes éthyliques où les adolescentes se battent pour leur parité alcoolique, une bouteille à la main et l’autre à la mer. Ce premier séjour tourangeau très agréable fut l’occasion de rencontrer la charmante équipe du label associatif Another Record qui m’a aidé à sortir Long Time No Sea, et de goûter à leur approche solide et conviviale de l’accueil des artistes, d’hébergement en repas maison hors pair.

Le concert aux Joulins du samedi soir fut excellent, et après avoir joué en pull/veste pendant longtemps, il fut délicieux de retrouver le goût de la sueur venant imbiber la lèvre supérieure. Quelle joie de retrouver ces sensations de doigts qui glissent sur le corps de guitare trempé, les tempes perlées et autres manifestations mouillées du folk’n’roll collectif éphémère du groupe The Keys version 24 que formaient les Odran Trümmel et Yurie en grande forme. (voir vidéos ci-dessous) Ils me firent aussi le plaisir de fournir un background musical très soyeux pour une récitation de poèmes bien crus. Intéressant aussi de voir ce repaire de curieux de la musique de tous âges devenir le réservoir/refuge de la faune soiffarde et juvénile de la ville à partir de 2h, changement d’ambiance et véritable passement de flambeau!

* * * The Keys – Tours (Les Joulins) – Samedi 25 Février 2012  * * *

The End Of Me (w/ Yurie Hu & Odran Trümmel)
Where Is My Miracle ? (w/ Yurie Hu & Odran Trümmel)
The Last Laugh

Angers

Contre les pronostics traditionnels du dimanche soir en province, ce fut une magnifique soirée. Retrouvant Sammy qui débarquait de Brest dans son camion prêté “Allô glaçons” (suite des aventures du Chrysler: il a pu le ramener de Marseille en escargot sur la file de droite grâce à un système obscur de pince placée sur une pièce qui permet de récupérer temporairement une partie des freins, astuce donnée par un aficionado des “Cricri” sur le forum Chysler, ô joie d’Internet), le concert était une sorte de réunion musicale des groupes ayant partagé la route et la scène avec moi ces dernières semaines. Accueilli à Un Brin Folk (restaurant gastronomique et convivial transformé en salle de concerts confortable et insolite une fois par mois par les proprios passionnés) par une overdose de chaleur humaine et de délices locaux, de charcuteries en fromages de luxe sur pain bio, nous ne pouvions que nous montrer généreux face à un public multigénérationnel, extrêmement attentif et doté d’une minorité particulièrement énergique tapant dans les mains, hochant de la tête, chantant même parfois. Je ressens des montées de nostalgie anticipée me picoter les yeux en voyant Sammy jouer ses magnifiques ballades en français et en étant rejoint par Andy, Fabien et Odran. Fabien a les doigts en sang à force taper sur son cajon (siège/percussion latino-américaine) qu’il repeint progressivement en rouge de ses giclures. Odran a de la cale qui ressemble à des mycoses, j’ai le bras droit ankylosé et la gorge qui accroche. Après les tartines du patron, je regarde le cul de la Kangoo avec mes nouveaux potes disparaître dans la douceur de la nuit angevine. Le lendemain, c’est les fesses blanchâtres du camion de Sammy que je scrute en souriant, lorsqu’il me dépose sur les rails vers Nantes, où je m’autorise deux jours de repos/découverte avant la dernière ligne droite.

Advertisements